J’ai pardonné mon père 7 ans après son suicide…

Inconsciemment, quand à 12 ans j’ai décidé de ne plus voir mon père à cause du mal qu’il m’avait fait, je pense que j’attendais de lui qu’il cherche à me convaincre de changer d’avis.

Je voulais qu’il me demande de le pardonner.

Il n’en a rien fait. Au contraire, il m’a gardée hors de sa vie et bien sûr, je me suis sentie rejetée.

Après ça, inconsciemment, j’ai pardonné pour de mauvaises raisons tous ceux qui me faisaient du mal, quitte à me laisser marcher dessus.

Pour être sûre de ne plus jamais être rejetée.

Mon papa et moi en 1981

Le pardon est un processus magique et libérateur, qui doit être mis en place de la bonne manière et pour les bonnes raisons.

Ness Klepandy

Pardonner un parent, est probablement l’une des choses les plus difficiles à accepter.

La douleur, la colère, la peine ou la peur infligée par celui ou celle qui nous a donné la vie sont d’une intensité difficilement égalable sur l’échelle du mal que l’on peut nous faire.

En particulier quand ce mal est causé durant l’enfance.

Pourtant, nous avons toutes en nous la capacité de pardonner. Pour la simple et unique raison que c’est par le pardon que passe la reconstruction.

Refuser de pardonner c’est s’enfermer dans une prison AVEC son bourreau. Nous souhaitons qu’il soit puni jusqu’à la fin de sa vie, (et même au delà bien souvent), alors nous refusons de lui ouvrir la porte de sa cellule.

Mais nous oublions que nous sommes nous aussi enfermées dans cette minuscule pièce irrespirable, sans lumière, sans oxygène.

Le pardon est un chemin scabreux parfois, douloureux souvent, mais tellement libérateur.

Car dans cette prison, sans nous en rendre compte, nous avons également enfermé nos rêves, nos ambitions, notre force, notre pouvoir.

Notre pouvoir d’aimer, d’être aimée, de croire, d’évoluer, de mûrir, de partager et de transmettre notre flamme, elle aussi étouffée par l’air irrespirable de notre cachot.

Ce refus de pardon nous mène, irrémédiablement à refaire les mêmes erreurs. A tourner en rond, dans cette geôle.

A reproduire les mêmes schémas toxiques, projet après projet, relation après relation. A créer en nous des déséquilibres qui peuvent aller jusqu’à provoquer des douleurs physiques, des allergies, des maladies.

Mon corps m’a fait souffrir pendant 7 ans pour me faire passer le message de cette nécessité de pardonner mon père. 7 ans de douleurs, de médecins, d’examens en vain.

Pendant 40 ans, mon âme, si elle a su s’entourer de certaines personnes clefs, aimantes et protectrices, a également fait entrer dans ma vie tous ceux et celles qui pourraient me faire suffisamment souffrir pour que je comprenne qu’il y avait quelque chose à soigner. A harmoniser.

Et tout s’est rééquilibré en l’espace d’une séance !

Ma nouvelle vie, à travers le pardon à mon père a été le fondement de la méthode Symboles &Cycle Liberté™.

Il m’aura fallu pas loin de 40 ans, dont 7 après le suicide de mon père pour parvenir au pardon et enfin ouvrir la porte. En acceptant de laisser sortir mon père de cette prison, même post-mortem, j’ai repris moi aussi ma liberté et mon pouvoir.

J’ai pu à nouveau sentir l’air frais de l’extérieur, l’odeur des fleurs, la douceur du vent, la chaleur du soleil et le sourire de ceux qui m’aimaient.

Je ne regrette ni le temps qu’il m’a fallu pour accepter de pardonner, ni la douleur endurée pendant tout ce temps, mais je suis pleine de gratitude d’avoir pu enfin ouvrir mon cœur et la porte de notre prison.

Aujourd’hui je « partage » avec lui une relation saine, sereine, et lumineuse.

Il me guide, me conseille et me protège. Je pense que nous rattrapons le temps perdu de son vivant.

J’espère que ces mots trouveront résonance en toi. N’hésite pas à les partager pour qu’ils vibrent dans les cœurs de celles et ceux qui en ont besoin.

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